La vie de la copropriété est rythmée par le rendez-vous annuel de l’Assemblée générale. Convoquée par le Syndic de copropriété, organe bien souvent professionnel, qui est le représentant légal de la collectivité des copropriétaires (le Syndicat de copropriété), 21 jours avant sa tenue, l’Assemblée générale va débattre et se prononcer sur les sujets qui ont été mis à l’ordre du jour et qui intéressent la vie de l’immeuble dont la propriété est collective (art 7 à 21-1 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967). Cependant un copropriétaire (ou plusieurs) peut ne pas être d’accord avec les résolutions adoptées et souhaiter les contester.
Attention : ne pas être d’accord avec le vote n’est pas un motif de contestation. La loi du vote s’impose quel que soit le type de majorité requis. Pour contester, encore faut-il faire valoir un motif de nullité ou d’illégalité des décisions prises.
Attention : même en ayant un motif légal de contestation, encore faut-il que la contestation apporte un avantage financier au copropriétaire qui conteste. Se lancer dans une telle procédure s’envisage dans la perspective d’un bénéfice ou pour éviter un préjudice.
Cela étant précisé il faut distinguer les conditions de recevabilité de l’action du débat sur le fond. Les conditions de recevabilité sont les conditions pour pouvoir faire une action, c’est-à-dire contester l’AG ou des résolutions. Tandis que le bienfondé est le motif de la contestation, c’est-à-dire la règle de droit qui n’a pas été respectée. La recevabilité pour contester l'AG
Les motifs de contestation Les motifs sont extrêmement variés et aussi complexe que la loi sur la copropriété : non-respect des majorités, problème de convocation, abus de majorité, syndic hors mandat …
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000880200/2022-11-09/
Auteur : Nicolas Michelot
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